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12 août 2019
Kevin Lavoie

Repenser les RH pour fidéliser les talents et faire face à la pénurie de main-d’œuvre

Nous sommes tous d’accord sur une chose : lorsqu’il est question de main-d’œuvre, notre secteur fait face à des défis de taille! Ajoutons à cela le fait que nous traversons une période de pénurie de main-d’œuvre, et nous avons le parfait environnement pour donner des maux de tête aux entreprises de traduction. En effet, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) a très bien résumé la situation des PME dans son article sur la planification des ressources humaines : « D’un côté, les PME doivent limiter le nombre de leurs employés pour assurer leur survie financière. De l’autre, elles doivent pouvoir compter sur les meilleurs talents disponibles dans leur créneau d’activité si elles veulent espérer croître et se distinguer face à la concurrence. » Maintenant, comment les entreprises de traduction d’aujourd’hui peuvent-elles relever ces défis et les transformer en atouts? Elles doivent se doter d’un plan RH solide, flexible et innovant. À OXO Innovation, nous l’avons bien compris et nous avons pris les mesures nécessaires. Voici comment nous avons procédé.

Un peu de contexte

Plus tôt cette année, j’ai été promu au poste de gestionnaire des talents. Toutefois, l’équipe de direction était bien consciente des enjeux liés au besoin de ressources se dessinaient à l’horizon. Elle a donc repensé le poste dans une optique plus englobante. Résultat : j’occupe aujourd’hui le poste de gestionnaire des RH, avec la mission de créer un service RH structuré et de préparer l’entreprise pour les défis à venir. Les objectifs étant clairs, on m’a accordé carte blanche pour y arriver. Après seulement quelques jours en poste, j’ai rapidement réalisé que le marché de l’emploi avait beaucoup changé depuis les dernières années et que nous ne pouvions plus gérer les ressources humaines comme avant. Les temps changent et nous devons nous réinventer, mais par où commencer?

N’oublions pas qu’il n’y a pas si longtemps, il n’y avait pas de pénurie de main-d’œuvre. Les candidats devaient ressortir du lot pour être sélectionnés et devaient non seulement posséder les prérequis nécessaires, mais il fallait aussi que ça « clique » avec l’employeur. Aujourd’hui, pouvons-nous simplement nous contenter de gérer les ressources humaines comme si rien n’avait changé? C’est à ce moment que j’ai compris quelque chose de très important. Si, à l’époque, les candidats devaient se démarquer par leurs qualités interpersonnelles alors qu’ils étaient les demandeurs d’emploi, n’est-il pas probable que les rôles soient inversés aujourd’hui? En effet, puisque les employeurs sont devenus les demandeurs, n’est-ce pas plutôt l’entreprise qui devrait « cliquer » avec les candidats? Bien sûr, notre objectif est d’attirer des candidats qui correspondent à nos attentes. Par contre, nous constatons maintenant que l’effort de créer des liens et des relations incombe maintenant aux deux parties. Donc, si créer des relations pour attirer les bons candidats est l’essence même de ce que nous faisons, pourquoi appeler notre service les « ressources humaines »? C’est alors que l’idée de « relations humaines » m’est venue.

Pourquoi les relations humaines et pas les ressources humaines?

J’aurais pu décider de nommer ce service « ressources humaines », tout simplement. Après tout, je fais de la gestion des ressources humaines au sens traditionnel. Le terme a le mérite d’être clair, mais surtout, il est connu de tous, ce qui facilite son acceptation dans le secteur. En effet, tout bon gestionnaire du changement sait que pour favoriser l’acceptation au sein d’une équipe, il faut créer des liens entre toute idée nouvelle et idée connue. La nouveauté doit faire écho autant chez les membres de l’équipe interne que chez les collaborateurs externes. Donc, pourquoi avoir pris le chemin difficile et ne pas avoir simplement gardé « ressources humaines »?

Parce que je voulais opérer un changement de mentalité dès la naissance du service. Selon moi, ce changement passe par le nom du service. De plus, avant toute chose (et avant même d’envisager un partenariat avec nos collaborateurs), nous créons des relations avec les gens. C’est aussi simple que ça! Je m’efforce de tisser des liens de confiance et durables avec les collaborateurs. Il s’agit de changer notre perception des choses, de ne pas considérer les collaborateurs comme étant seulement des « ressources » pour l’entreprise. En vérité, c’est l’inverse : nous avons des relations d’affaires avec des collaborateurs. On peut dire que c’est juste un détail ou qu’on joue avec les mots, mais nous savons tous que les mots sont importants!

La famille OXO

Les entreprises, et pas seulement celles dans le secteur de la traduction, doivent impérativement changer leur mentalité si elles veulent survivre au manque de main-d’œuvre. Il ne s’agit plus juste d’offrir un abonnement au gym, d’organiser des 5 à 7 ou de vanter sa table de ping-pong, comme c’est le cas dans plusieurs entreprises modernes. Ce qu’il faut, c’est instaurer un climat de confiance et créer un espace sécuritaire où tous se sentent à l’aise de s’exprimer. En tant qu’entreprise de traduction, notre défi est double puisque nous avons des collaborateurs employés et des collaborateurs externes, mais c’est ce qui rend les choses plus intéressantes! Pour relever ce défi, OXO a décidé de commencer par le nom du service, mais ce n’est pas tout. Parmi de nombreuses autres mesures, voici quelques éléments qui ont été instaurés : nous avons une politique de porte ouverte, nous diffusons régulièrement un sondage interne anonyme pour prendre le pouls et notre mot d’ordre est la collaboration avant la compétition. Bien sûr, tout est une question de contexte, comme en traduction! Nous avions déjà un penchant pour cette philosophie puisqu’elle s’accorde avec notre esprit familial. Nous avons toujours traité nos collaborateurs comme des membres de la famille OXO, mais maintenant, c’est carrément ancré dans notre mission, notre vision et nos valeurs.

Que nous réserve l’avenir?

Beaucoup trop d’entreprises misent la presque totalité de leurs efforts à fidéliser leurs clients, et c’est tout à fait légitime. Par contre, en prenant le temps de fidéliser notre réseau, nous pouvons nous doter d’un bassin de collaborateurs qui voudront rester proches de notre entreprise. En d’autres mots, en ayant des relations d’affaires saines et positives avec les talents, on les attire et on les garde longtemps. Nous sommes ainsi mieux à même de traverser les moments de pénurie, et cela crée un environnement positif pour l’ensemble des collaborateurs. Le service en tant que tel n’en est qu’à ses débuts, mais j’ai déjà hâte de dévoiler nos nouveaux plans à nos collaborateurs. Une chose est certaine : l’avenir semble prometteur!

Le service des relations humaines d’OXO s’est doté d’une mission audacieuse : prioriser le contact humain avant tout. Suivez-nous pour en savoir davantage! Vous avez envie de vous joindre au réseau d’OXO Innovation, ou vous voulez simplement apprendre à nous connaître? Écrivez-nous à rh@oxoinnovation.com et suivez-nous sur LinkedIn.

Découvrir OXO Innovation

OXO aide les entreprises internationales à communiquer de manière efficace aux quatre coins du monde. Grâce à notre profonde connaissance de la traduction et de la localisation et aux solutions linguistiques personnalisées que nous offrons aux grandes marques du monde entier, nous rendons possible le déploiement rapide et continu de produits et services dans plus de 20 langues. Forte de plus de deux décennies d’expérience, notre équipe sait reconnaître vos priorités.

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